Comment le cerveau apprend une langue ?

Saviez-vous que quelle que soit la langue, notre cerveau fonctionne de la même manière pour décrypter ce qu'il lit ? Pour autant, comprendre et parler une langue étrangère ne vont pas forcément de paire. Selon l'âge de l'apprentissage d'une deuxième langue, le cerveau s'oblige à activer des zones ce qui lui demande de gros efforts. A cet égard, la neuroscience nous éclaire de plus en plus sur le processus d'acquisition d'une seconde langue. Différentes zones du cerveau s'activent pour nous permettre d'assimiler une langue étrangère.

rouages et mécanismes du cerveau

Comment le cerveau réagit-il face à l'apprentissage d'une langue ?

Nous en parlions dans un article sur la génétique et l'apprentissage d'une langue étrangère, le cerveau active deux zones principales.

  • L'aire de Broca qui gère la production du langage et son expression.
  • L'aire de Wernicke qui s'occupe de la compréhension.

cerveau aire de Broca et aire de Wernicke

La zone de Broca compartimente les différentes langues apprises. Sauf pour les enfants qui naissent et grandissent dans un environnement multilingue.

Cependant, des chercheurs de l'université de Berkley ont réussi à créer une cartographie cérébrale montrant que selon les différents mots, le cerveau activait des centaines de zones, quelle que soit la langue du sujet.

Par exemple, les mots comme "victime" ou "tuer" activent une zone dans le côté gauche du cerveau. Tandis que les mots comme "enfant" et "parent" activent une zone au sommet du cerveau.

Le point commun à tous les sujets est que ce sont les mêmes zones pour les mêmes mots dans une langue différente qui se sont déclenchées. Ainsi, nous pouvons comprendre que les schémas de déclenchement neuronaux sont similaires pour des langues différentes.

Selon une étude de l'Université de Carnegie-Mellon, il en va de même pour le sens d'une phrase. Notre cerveau décrypte une phrase ayant le même sens en anglais et en portugais de la même manière.

Notre cerveau possède donc une cartographie universelle. Il lui faut cependant pouvoir mémoriser ce qu'il reçoit comme information afin de pouvoir espérer parler une autre langue.

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Comment la mémoire fonctionne-t-elle pour retenir une nouvelle langue ?

Notre mémoire fonctionne simplement en 3 étapes claires :

  1. Elle crée des traces mnésiques qui sont les informations apprises et retenues pas le cerveau.
  2. Puis, elle stocke ces informations.
  3. Enfin, elle les restitue lorsque les traces mnésiques sont rappelées par notre cerveau.

Cependant, la plasticité d'un cerveau adulte n'est pas la même que celle d'un enfant. Beaucoup plus dense jeune, il permet d'apprendre plus facilement dès l'âge le plus tendre. C'est la raison pour laquelle, il est presque impossible passé la puberté d'apprendre une langue étrangère sans accent. Avec une plasticité réduite, le cerveau absorbe moins bien certaines informations. Malgré tout, il reste suffisamment flexible pour permettre à l'homme d'apprendre à lire à tout âge.

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La mémoire peut recouvrir 3 formes différentes : la mémoire procédurale, la mémoire sémantique et la mémoire personnelle. La mémoire sémantique est celle qui permet d'apprendre une langue en créant un répertoire sémantique et lexical dans la zone de Wernicke. Il n'y a donc pas de limite de stockage. On peut donc apprendre des mots à l'infini, ce quelle que soit la langue.

Comment optimiser le cerveau pour apprendre une langue étrangère ?

Les neurosciences prouvent que l'apprentissage classique ne fonctionne pas. Vous pourrez apprendre tout le vocabulaire que vous voulez, si vous ne pratiquez pas, vous ne pourrez donc jamais vous exprimer.

Vous devez donc stimuler votre aire de Broca !

L'immersion est souvent mise en avant. Elle permet d'assimiler une langue naturellement. En plus, vous gardez longtemps en mémoire les schémas neuronaux créés par la pratique de langue. Sauf que l'immersion n'est pas forcément possible pour tous.

L'immersion locale paraît donc être votre meilleure option. Le Middlebury College, reconnu pour ses apprentissages linguistiques, utilise une méthode simple pour apprendre à parler une langue

  • la parler en tout temps
  • s'en servir dans un but précis comme l'organisation d'un projet ou la pratique d'une activité
  • utiliser les outils numériques et médias bruts mis à disposition tels que les podcasts, films, vidéos en V.O.
  • échanger avec les autres

Les chercheurs dans l'apprentissage des langues retiennent finalement que la meilleure méthode d'apprentissage est la combinaison des outils numériques actuels et des sessions d'échanges avec les enseignants.

À la manière de la classe inversée, l'apprentissage doit passer par une partie ludique et immersive seul pour être partagé ensuite avec le professeur.

Les 2 bienfaits majeurs pour le cerveau d'une nouvelle langue

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  • La taille du cerveau augmente en apprenant une nouvelle langue. Selon une étude suédoise, le cerveau croît à grande vitesse lorsqu'une langue est apprise de manière intensive. Également, certains sons ne se distinguent pas de la même manière d'une langue à une autre. Les japonais ne font pas la différence entre le "r" et le "l". Les IRM montrent que 2 zones du cerveau s'activent chez les anglo-saxons pour ces 2 sons alors qu'une seule zone s'active pour les japonais. À l'apprentissage de l'anglais, ils ont rapidement appris à distinguer les deux sont et de ce fait, une nouvelle zone du cerveau se crée. Donc, il grossit !

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  • Une nouvelle langue permettrait de retarder la maladie d'Alzheimer et la sénilité. En effet, la pratique de plusieurs langues entretient les connexions cognitives et entraîne la mémoire. Des études canadiennes expliquent qu'Alzheimer et la sénilité se diagnostiquent plus tard pour les personnes bilingues ou multilingues. Apprendre des langues étrangères nous offrirait donc des chances de repousser certaines maladies.

Finalement, apprendre une langue étrangère ne peut avoir que des bénéfices pour le cerveau. Toutes les recherches montrent que le cerveau est toujours plus actif et se développe rapidement lorsque l'on ne s'arrête pas à sa langue maternelle. Certes, apprendre vous demande certains efforts, mais la science nous explique que tout est possible, quel que soit votre âge ou votre langue. Alors, lancez-vous et commencez par apprendre l'anglais !


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Comment penser en anglais ? 9 exercices pour entraîner votre cerveau

let's think and talk in english

Comment penser en anglais ?
9 exercices pour entraîner votre cerveau

Vous rêvez de parler anglais sans avoir à traduire dans votre tête ? Penser en anglais instantanément sans passer par la case français est totalement possible.

Oui, vous ferez des erreurs, oui la grammaire ne sera pas parfaite, oui certaines personnes vous feront répéter, mais vous serez sur la bonne voie pour devenir bilingue.

Mais alors, comment faire pour réussir à penser en anglais ?

Stop Translating ! Quels sont les problèmes liés à la traduction ?

Si vous voulez que votre cerveau pense en anglais, vous allez devoir arrêter de tout traduire. Traduire vous oblige à faire une gymnastique incroyable qui ne vous aidera pas à mieux parler anglais.

Au contraire.

Imaginez-vous dans une conversation avec une personne de langue maternelle anglaise. Elle vous pose une question. À ce moment-là, votre cerveau va traduire en français, puis vous allez réfléchir à votre réponse... en français pour la traduire en anglais. Pendant ce temps, votre interlocuteur attend.

Pas très engageant comme conversation, non ?

Votre cerveau est extrêmement sollicité, c'est épuisant. À la fin, vous vous sentez totalement vidé.

Pour penser en anglais, on ne traduit pas. Même si de nombreux cours vous font apprendre du vocabulaire mot par mot, vous vous trouverez bien embêté face à des gens pour les comprendre et pour leur répondre.

Chez Linguish, nous pratiquons la classe inversée pour apprendre des notions et surtout en parler. Nous ne traduisons pas ! Nous vous apprenons à parler.

STOP TRANSLATING, START THINKING.

1 - Step by step

Pour commencer à penser en anglais, vous devez impérativement pratiquer votre anglais tous les jours. Je sais que ce n'est pas facile, mais commencez simplement avec des petites activités du quotidien à dire en anglais.

Par exemple, chaque matin dites quel temps il fait. Une phrase simple qui peut varier selon la météo. Si vous avez un chien, dites-lui de venir, c'est l'heure de la balade. À vous d'imaginer des petites activités quotidiennes que vous pouvez dire en anglais.

2 - S'immerger dans tout ce qui vous entoure en anglais

Nous avons déjà évoqué sur le blog des astuces sympas pour progresser en anglais.

Tous les jours, écoutez encore et encore tout ce que vous pouvez en anglais. Podcast, vidéo, radio, chanson, etc., profitez de vos moments morts ou qui ne nécessitent pas une grande attention pour écouter de l'anglais. Votre cerveau s'habitue aux tournures de phrases, aux intonations, aux associations de mots.

3 - Jouer au mentaliste

Selon les personnes que vous rencontrez ou les conversations que vous avez, vous êtes en mesure de deviner dans quel sens la conversation va se diriger. Vous pouvez alors préparer votre cerveau à recevoir des informations sur le sujet abordé.

Vous pouvez prédire un certain nombre de réponses dans votre tête. Évidemment, vous tomberez aussi à côté certaines fois, mais vous vous entraînerez à penser en anglais. Vous gagnez aussi confiance en vous et vous vous sentirez plus à l'aise dans la conversation puisque vous ne serez pas étranger à ce qui est discuté.

4 - Lisez à voix haute et répétez

Une bonne manière de bloquer la pensée en français pour ne garder que l'anglais dans votre tête est de lire à voix haute. Le son empêche toute autre activité de votre cerveau.

La répétition vous permet de pratiquer, de vous entraîner. Votre mémoire, comme un muscle, nécessite que vous la sollicitiez pour enregistrer et vous restituer ce dont vous en avez besoin au bon moment.

5 - Utiliser un dictionnaire unilingue

Vous pouvez transformer votre Larousse français-anglais / anglais-français en dessous de plat ou en cale-porte. il n'y a rien de pire qu'un dictionnaire bilingue pour vous empêcher de réfléchir en anglais. En effet, vous tombez dans la traduction. Avec cet outil, vous ne pouvez ni raisonner ni comprendre le sens des mots selon leur contexte.

Investissez dans un bon vieux Cobuild anglais et si vous cherchez la signification d'un mot, vous aurez l'explication. Tout le principe du dictionnaire !

6 - Nommer tous les objets

Vous connaissez les post-its ? Ils vont vous être utiles pour nommer tous les objets du quotidien qui vous entourent.

Collez une note avec le nom en anglais sur chaque objet chez vous. Chair, table, fridge, window, door, drawer, etc. ainsi que toutes les pièces de la maison.

À force de les voir, vous aurez ces noms automatiquement en anglais dans votre tête sans devoir d'abord les traduire. Cette méthode est vraiment parfaite pour les débutants.

7 - Se parler à voix haute

Pour développer la compétence de penser anglais, vous pouvez lorsque vous êtes seul, à la maison ou dans votre voiture, vous parlez à vous-même à voix haute.

Commencez par des phrases simples pour créer une habitude. Bien sûr, vous ferez des fautes de grammaire et de prononciation, mais vous entraînerez votre cerveau.

Chanter des chansons en anglais à voix haute vous aidera à parler plus rapidement et à réussir à former des phrases sans passer par le français.

8 - Écrire ce que vous entendez

Vous écoutez la radio et une phrase vous interpelle ? Écrivez ce que vous avez entendu. Le fait de rédiger aidera votre cerveau à enregistrer davantage les tournures de phrases et le vocabulaire.

Votre mémoire auditive et photographique est également sollicitée pour vous aider à penser en anglais lorsque vous en avez besoin.

9 - Être consistant au quotidien

Ce n'est pas facile d'appliquer une méthode ou une autre. Comme le sport, si vous ne faites rien, il ne se passera rien. Si vous en faites un peu tous les jours, vous verrez votre corps changer.

Pour l'anglais, c'est pareil. Commencez par vous fixer un horaire fixe chaque jour où vous parlez en anglais avec votre enfant ou un proche de votre entourage pendant quelques minutes. 5 minutes par exemple. Mettez votre minuteur en route et parlez.

Commencez par parler de votre journée, des repas que vous allez faire, de ce que vous allez porter comme vêtements. Choisissez des choses simples de la vie quotidienne.

Au fur et à mesure, augmenter le temps et la profondeur de vos conversations en anglais.

Et vous ? Arrivez-vous à penser en anglais ?

Cette compétence s'apprend vraiment avec la pratique et l'envie de supprimer le français de votre cerveau pendant une conversation en anglais ou lors d'une lecture. L'entraînement joue un rôle moteur et la consistance est la clé du succès. Une fois que vous aurez fait cette bascule dans votre tête, tout deviendra naturel et vous vous sentirez en confiance.

Il y a certainement encore d'autres manières pour vous aider à penser en anglais, partagez-les dans les commentaires.


10 erreurs fréquentes en anglais faites par les français

10 erreurs fréquentes en anglais faites par les français

Faire des fautes quand on parle anglais, c'est normal. Vous en faites beaucoup ? Si vous débutez votre apprentissage, vous faites certainement les erreurs fréquentes en anglais que tous les Français font. Heureusement, vous pouvez avec un peu d'entraînement limiter les couacs de langage.

Si vous avez prévu de voyager en Angleterre prochainement comme Linguish et sa communauté, vous allez vous préparer pour vous exprimer durant votre séjour.

Alors pour vous aider à éviter trop d'erreurs et de pièges de l'anglais, nous allons découvrir les erreurs les plus courantes faites par les français en anglais.

1 - Ssss

L'erreur classique lorsque les Français parlent anglais est l'oubli de prononciation du "s" à la 3e personne du singulier. En français, nous avons le "s" à la 2e personne du singulier, mais nous ne le prononçons pas. Les Anglo-saxons prononcent clairement le "s" même si pour nous cela relève du challenge oral. "He drinks water", facile. "She laughs at the joke", un peu plus compliqué.

2 - As you wish

Même si on vous comprendra en disant "as you want", les Anglais disent "as you wish" pour dire "comme tu veux".

3 - Agree

Vous aussi vous êtes d'accord ? Parfait !

Comment le dites-vous, alors ? En anglais, to agree est un verbe pour notre expression complète "être d'accord". Donc, vous direz "I agree" et surtout pas "I'm agree". Pour le verbe contraire, to disagree, le principe est le même.

4 - Breakfast time

C'est l'heure de prendre le petit- déjeuner ! Mais voilà, en anglais on ne dit pas "to take breakfast", mais "to have breakfast".

So, let's have breakfast at 8 o'clock !

5 - Money, money

L'argent, vous devez le gagner. Mais, on ne dit pas to win money. Gagner de l'argent, se dit to earn money.

Vous gagnez un défi, to win a challenge.

To earn est vraiment lié à l'argent ou à ce que vous gagné et que vous méritez. C'est le fruit de votre travail. Ne faites plus cette erreur classique.

6 - What's the date today ?

Les dates sont une des erreurs les plus courantes en anglais,car elles ne vont pas dans la logique de notre langue française. Cela vient de la structure de la date et de la manière dont on utilise le chiffre contenu dans la date. En français, nous avons simplifié au maximum sauf pour le premier jour du mois. En effet, on dit bien le 1er mars par exemple. Cela signifie que c'est le 1er jour du mois. Puis nous laissons cette structure pour prendre le numéro puis le mois. En anglais, la date part de la même structure que le 1er jour du mois en français. Sauf que cela dure tout le mois.

Cela vous explique donc pourquoi les dates en anglais classent les jours du mois selon les numéros ordinaux 1st, 2nd, 3rd, 4th, 5th, etc.

Ensuite, ils inversent le mois et le numéro du jour pour avoir la structure : Mois + numéro du mois comme March 5th.

7 - Les faux-amis

En anglais, les faux-amis sont nombreux pour les Français. Cela nous mène tout droit vers des fautes facilement faites , parce que c'est tellement naturel... sauf que cela veut bien souvent dire toute autre chose. Alors, dans vos échanges, pensez aux mots le plus courants à ne pas confondre. Voici une liste non exhaustive :

  • miserable : malheureux
  • confidence : confiance
  • sensible : raisonnable
  • eventually : en fait, finalement
  • sensitive : sensible
  • library : bibliothèque
  • tissue : mouchoir
  • affair : liaison amoureuse
  • sympathetic : compatissant, compréhensif
  • sympathy : compassion
  • plate : assiette

8 - Les pluriels au singulier

Les erreurs fréquentes en anglais résident également dans la confusion des mots anglais qui sont invariablement au pluriel. Pour ajouter à la confusion, ils sont conjugués au singulier. Le plus simple est de retenir par cœur les mots concernés.

Voici les plus courants :

The news is good : les nouvelles sont bonnes

The United States is powerful : les État-Unis sont puissants

This crossroads is safe : ce croisement est sécurisé

À l'inverse, on dit : the police are on their way, la police arrive.

9 - Le THE...

Le, la en français, nous les utilisons systématiquement. Un nom commun ne peut pas être employé sans article dans une phrase. En anglais, parfois on utilise the, parfois non. C'est peut-être la faute la plus courante. Pas facile de savoir s'il faut l'employer.

Dans le doute, mieux vaut ne pas l'utiliser. Il peut changer le sens de certains mots comme people et the people, les gens et le peuple. On ne le met pas devant des généralités comme les noms de pays, les saisons, les parties du corps, les lieux publics, les tendances, etc.

Si vous parlez de quelque chose de spécifié, le the sera alors plus utilisé.

Exemple : I love watching fashion shows, je décris une généralité. I love the jacket you're wearing, je suis spécifique dans mon propos.

10 - Les homonymes

Vous pouvez vite vous emmêler les pédales et tomber dans les pièges de la langue anglaise. Plus visibles à l'écrit qu'à l'oral, mieux vaut que vous sachiez de quoi vous parlez.

Bare / Bear : Exposer-Nu / Supporter-Ours

Meet / Meat : Rencontrer / Viande

Break / Brake : Casser / Freins

Through / Threw : À travers / Jeter-Lancer

Bored / Board : Qui s'ennuie / Planche - Direction (entreprise)

Your / You're : Ton-Ta / Tu es

Its / It's : Son-Sa / C'est

They're / Their / There : Ils sont / Leur(e)(s) / Il y a

To / Too / Two : À-Vers / Aussi / Deux

Erreurs fréquentes en anglais bonus

Je vous partage deux petites dernières qui peuvent vous être bien utiles à chaque instant. Nous éternuons tous plusieurs fois par jour. Alors, surtout ne dites pas "To your wish" à quelqu'un qui éternue. "À vos/tes souhaits" se dit "Bless you".

La 2e erreur qui peut porter très vite à confusion est "to propose". Cela ne veut pas dire proposer, mais faire sa demande en mariage ! Utilisez "to suggest" ou "to offer" pour faire votre proposition.

Évidemment, il y a de nombreuses autres erreurs fréquentes en anglais. On pourrait parler de la différence entre make et do ou me, myself and I ou toutes les différences de connotations entre certains termes. Cependant, rien ne vaut l'apprentissage de l'anglais avec des enseignants compétents pour découvrir les subtilités de la langue. L'équipe Linguish saura vous guider pour apprivoiser les particularités de l'anglais avec la méthode de la classe inversée.

#letsdolinguish


16 conseils pour vaincre sa peur de parler anglais

Parler en public, parler à un étranger dans sa langue, la peur de parler une langue étrangère est bien commune des personnes qui apprennent cette langue. Vous aussi vous ressentez cette petite appréhension, ce blocage pour parler anglais devant les autres ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul.

Il faut dire que c’est impressionnant d’avoir l’attention sur vous pendant que vous vous demandez ce que la ou les personnes en face de vous pensent. Et si elles comprenaient de travers ? Comment ne pas bafouiller et ne pas se sentir ridicule ? La prise de parole en public et en plus, en anglais lorsqu’on ne maîtrise pas la langue à 100 % est un exercice auquel vous devrez vous soumettre si vous voyagez à l’étranger ou si vous voulez tout simplement progresser.

La bonne nouvelle ?

Pour vaincre sa peur de parler anglais, quel que soit votre âge, il existe des solutions.

1— Trouver son pote de papote

Pour s’exprimer devant les autres, commencez par parler devant une seule personne. Vous pouvez trouver un correspondant pour échanger via Skype. Si vous avez dans votre entourage une personne anglophone, alors sollicitez-la pour parler avec elle en anglais. Sinon, vous pouvez trouver des buddies to talk en ligne sur des sites comme Language Exchange, Speaky ou Conversation Exchange.

2— Apprendre le vocabulaire et les questions de base

Sans un socle simple de mots et de tournures de phrases, vous aurez des difficultés pour engager la conversation. Commencez par les basiques pour dépasser votre peur de vous exprimer.

3— Libérer la créativité

Imaginez-vous dans une situation du quotidien simple dans laquelle vous devez échanger avec un interlocuteur qui ne parle qu’anglais. Réfléchissez à la conversation que vous allez avoir avec lui. Rédigez en français ce scénario, puis écrivez-le en anglais. Répétez les phrases et à force vous retiendrez les structures de base. Inventez ainsi plein de petits scénarios.

4— Faire des fautes n’est pas une faute

La peur de se tromper est un des blocages principaux pour échanger oralement. Croyez-vous que Rome s’est construite en 1 jour ? Comme les bébés qui apprennent à marcher, mais qui commencent à 4 pattes et tombent de nombreuses fois avant de tenir debout et d’avancer seul, vous aussi vous allez devoir tomber. Vous ferez des erreurs et c’est normal ! J’ai presque envie de dire heureusement ! Ne dit-on pas que l’on apprend de ses erreurs ? Alors, ne vous empêchez pas de parler.

5— Distinguer la réalité des livres

Sur la leçon, les choses sont expliquées de manière théorique en bon anglais. Et dans la vraie vie, les gens s’expriment un peu différemment. Ils utilisent des abréviations, des raccourcis, ils mâchent une partie de certains mots. Il n’y a qu’en parlant que vous pourrez comprendre et utiliser à votre tour ces subtilités.

6— Baby steps first

Avant de courir, on marche. Encore cette analogie avec l’enfant qui apprend à marcher, mais surmonter sa peur de parler anglais passe par des étapes de motricité linguistique à franchir comme le développement des petits.

Alors, ne sautez aucun palier et prenez votre temps. Répétez autant de fois que nécessaire une notion afin de la maîtriser et passer à la suivante.

7— Faire face à sa peur

Être conscient que vous avez cette angoisse de parler anglais, le reconnaître et le dire vous libérera. Le porter à la connaissance de la personne avec qui vous parlez vous soulagera parce que vous vous sentirez plus compris.

8— Se préparer à parler

Évidemment, vous ne pouvez pas vous lancer dans le vide. Préparez-vous et entraînez-vous. Les cours en classe inversée comme chez Linguish vous permettent de vous préparer à parler suite à la découverte en amont d’une notion. Vous pouvez alors parler de ce que vous avez compris ou non. La base de cette méthode est justement l’échange verbal.

9— Mettre la barre à la bonne hauteur

Souvent, les apprenants surtout adultes voudraient parler couramment avant même d’avoir suivi le moindre cours. Se fixer des objectifs raisonnables en temps et en résultats vous aidera à gérer votre impatience. N’oubliez pas que pour vaincre sa peur de parler anglais, votre niveau importe peu.

10— Parler, parler, parler encore

Si vous voulez éliminer votre appréhension à parler anglais, il n’y a pas de secret, vous allez devoir : pratiquer, pratiquer encore et toujours. Faites votre maximum même avec les fautes de vocabulaire et de prononciation. La pratique est votre meilleur atout.

11— Se jeter dans le grand bain sans bouée

La nature humaine nous protège des actions qui pourraient nous faire du mal. Pour parler une langue étrangère, c’est pareil. Il y a ce mécanisme d’autodéfense qui nous paralyse. Mais même si vous ne connaissez qu’une seule phrase, il faut d’abord vous lancer. Le premier pas est le plus dur.

12— Sauter dans le train en marche

Une bonne astuce pour vaincre sa peur de parler anglais est de suivre quelqu’un de plus téméraire que vous. Dans un groupe où les personnes ont toutes plus ou moins le même niveau, profitez de la 1re personne qui ose prendre la parole pour lui emboîter le pas et vous lancer aussi.

13— Libérez les fantômes

Si vous avez peur de vous exprimer, c’est que vous avez un blocage. Avez-vous mis le doigt dessus ? Essayez d’identifier les raisons de la peur pour la vaincre. Est-ce :

    • l’accent,
    • la prononciation,
    • les fautes,
    • la timidité,
    • les moqueries,
    • la pudeur,
    • le manque de confiance,
    • la peur du jugement,

  • le besoin d’être parfait ?

Connaître les origines de vos angoisses peut vraiment vous aider à les diminuer.

14— Inverser les rôles

Pour vraiment démystifier cette peur de parler anglais, pensez à une situation où une personne non francophone s’adresse à vous dans un français approximatif et un accent bien de chez lui. Il a une difficulté énorme à prononcer la lettre u et le r. Comment allez-vous réagir ? Je suis sûre que votre bienveillance et votre gentillesse seront en première ligne pour aider cette personne. Pourquoi voudriez-vous que les anglophones réagissent différemment avec vous et votre anglais parfois incertain ? Au contraire, les gens aiment les petits accents et les prononciations hasardeuses. C’est toute la beauté des échanges entre des personnes de langues différentes.

15— Miroir mon beau miroir

Non, vous ne passerez pas pour un fou si on vous surprend à parler à votre miroir. C’est une des techniques les plus connues pour apprendre un texte et gagner en confiance. Alors, à la maison, même seul parlez à voix haute devant la glace (ou pas) en anglais pour vous entraîner.

16— Prendre un café

Les cafés linguistiques sont de merveilleux endroits pour rencontrer des personnes de toutes nationalités et de parler dans leurs langues. Dans toutes les grandes villes, s’organisent des meet-ups ou des afterworks pour partager, échanger et progresser l’air de rien. Certains mettent en place des sortes de speed talking à l’image du speed dating. Vous êtes en face à face avec une personne de la langue dans laquelle vous souhaitez vous améliorer. 10 minutes de conversation en anglais, l’anglophone vous corrige et vous donne des astuces, puis inversement 10 minutes en français où c’est à vous de la faire progresser. Les 20 minutes qui suivent, vous les passez avec quelqu’un d’autre et vous répétez le processus. Ainsi, plus d’angoisse, tout le monde s’entraide.

Et vous, comment faites-vous pour vaincre votre peur de parler en anglais ?

J’espère que vous trouverez le conseil qui vous convient le mieux. Essayez-les ! Vous nous direz celui qui marche pour vous. Le plus important à retenir est que tout le monde a en lui la force pour dépasser sa peur de parler anglais, il suffit d’y aller même avec des fautes.


Apprendre l'Anglais avec des Dessins Animés | Pourquoi et Comment

Apprendre l'Anglais avec des Dessins Animés | Pourquoi et Comment

Apprendre l'anglais avec des dessins animés est-il vraiment efficace ? Votre enfant regarde certainement des émissions pour petits à la télévision ou sur l'ordinateur. Alors pourquoi ne pas en profiter pour que cela lui soit utile ? De cette manière il apprendrait quelques notions d'anglais en même temps.

Ces dessins animés en anglais ne remplaceront pas une pédagogie adaptée pour apprendre à parler anglais. Cependant, ils sont un bon complément si vous les choisissez bien. En quelques minutes par jour, ils s'ajoutent facilement dans le planning d'apprentissage sans ressembler à un devoir supplémentaire.

Pourquoi apprendre l'anglais avec des dessins animés ?

Les dessins animés en anglais sont certainement un médium sûr pour aider vos enfants dans l'apprentissage de l'anglais. Incontournables dans la vie quotidienne des enfants, ils offrent de nombreux avantages pour les faire progresser l'air de rien. Le principal intérêt du dessin animé en anglais est la combinaison des sons et de l'image. Pourtant l'image n'y est presque pour rien dans l'acquisition des mots de base. Elle ne représente qu'un support permettant de capter l'attention du jeune public. En effet, réussir à apprendre l'anglais avec des dessins animés réside dans la capacité à véhiculer des notions basiques simples à retenir.

Les enfants apprennent une langue grâce aux conversations qu'ils entendent. L'écrit n'est pas envisageable au plus jeune âge. Les enfants répètent les sons qu'ils entendent. De cette maninère, les sons répétés plusieurs fois s'impriment dans leur inconscient.

Par conséquent, les dessins animés en anglais trouvent parfaitement leur place pour apprendre la langue. Cela permet de :

  • développer la capacité d'écoute
  • leur format souvent très court entre 5 et 20 minutes, parfait pour les enfants
  • reconnaître et apprendre un accent
  • aborder une seule notion à la fois et le vocabulaire lié
  • mettre l'enfant dans la position de l'acteur en le faisant répéter à voix haute tout en faisant des gestes qui illustrent le mot comme le mot jump et l'action de sauter
  • chanter pour retenir les éléments linguistiques

Quel dessin animé pour apprendre l'anglais ?

Il existe une large diversité d'émissions et de programmes pour la jeunesse. Vous êtes en droit de vous demander quel dessin animé en anglais permettra à votre enfant de mieux intégrer la langue.

Je vous conseille de suivre certains conseils de bon sens dans vos critères de choix.

Tout d'abord, veillez à ce que le dessin animé plaise à votre enfant. Certains vont adorer Dora l'exploratrice et son cousin Diego tandis que d'autres les rejetteront en masse. Si le programme ne plaît pas, vous n'arriverez pas à lui faire retenir quoi que ce soit.

Bien entendu, vous devez prendre en compte l'âge de votre enfant. Vous aurez certainement besoin de proposer différents dessins animés en anglais. D'autant plus si vous avez plusieurs enfants avec des âges différents.

Enfin, selon le niveau de votre enfant en anglais, certaines émissions ou dessins animés ont eux aussi un niveau différent et inculquent des notions plus ou moins compliquées.

Émissions et dessins animés en anglais pour les petits

Pour faciliter l'apprentissage de l'anglais avec des dessins animés, je vous propose une sélection des dessins animés les plus populaires pour un très jeune public. Ils sont plus axés sur les sons et les accents. Toujours très courts de quelques minutes, ils raviront les très jeunes enfants.

Gogo's adventure with English 

39 dessins animés de 5 minutes. Un épisode couvre une thématique comme se présenter, les couleurs, les parties du corps, etc.

Vous les trouvez sur Youtube : aventures de Gogo. Gogo est certainement l'un des meilleurs dessins animés éducatifs pour apprendre l'anglais.

Apprendre l'anglais avec Petit Ours Brun

Par les livres ou les dessins animés, Little Brown Bear accompagne depuis des générations les enfants dans le monde entier. Aujourd'hui, vos tous-petits peuvent apprendre des mots simples en anglais avec des vidéos courtes comme les petites histoires du soir.

Peppa Pig Cartoon

Connu en français comme en anglais, Peppa Pig a sa chaîne officielle et est très ludique pour habituer les petits aux sons et mots anglais simples.

Mickey en anglais

L'incontournable Mickey Mouse Club Junior ravira les fans de Disney. Mickey est parfait pour bien assimiler l'accent américain tellement caractéristique de la souris la plus célèbre au monde.

Émissions et dessins animés en anglais pour les 6-10 ans

Pour les enfants allant au primaire, des dessins animés un peu plus tournés vers la répétition et l'apprentissage d'une thématique claire permettent aux écoliers de progresser en s'amusant.

Muzzy de la BBC est parfaitement adapté aux petits et aux enfants qui commencent l'anglais à l'école. Comme ce dessin animé en anglais est créé par les britanniques, de nombreuses références à la culture anglaise sont dispersées tout au long des épisodes. 

Le site Youtitou propose une très large sélection de dessins animés pour apprendre l'anglais à chaque âge. En plus les ressources sont gratuites.

Comme ils sont un peu plus grands, le temps d'attention est lui aussi plus important. Donc, ils peuvent commencer à regarder les films des grands studios Pixar ou Disney, avec pourquoi pas un sous-titrage en français pour les premiers films. Les sous-titres en français seront remplacés par ceux en anglais, puis ils pourront regarder leurs dessins animés préférés en version originale sans sous-titres.

Émissions et dessins animés en anglais pour les ados

Les adolescents ont eux besoin d'être stimulés pour ne pas tomber dans l'ennui. Ils ont aussi besoin de s'identifier. C'est pourquoi des vidéos plus tournées vers des aventures de jeunes comme eux (mais en anglais) pourront davantage retenir leur attention.

La chaîne This is Britain met en scène des enfants à partir de 10 ans dans des situations de la vie d'un enfant de leur âge. Sous-titrées en anglais, ces vidéos de 5 minutes permettent de se familiariser avec l'accent britannique, le vocabulaire des personnes de leur âge, la structure des phrases et la rapidité de langage.

Le British Council a créé des vidéos très courtes de 30 secondes

où des enfants britanniques expliquent 1 seul mot.

Ils l'illustrent par des phrases explicatives simples.

Finalement, apprendre l'anglais avec des dessins animés ou des vidéos permet de compléter un enseignement scolaire ou un cours particulier. Ce moyen simple de se détendre peut donc aussi être utilisé pour apprendre tout en s'amusant. Regardez-en un ou deux par semaine avec votre enfant et essayer de lui faire réutiliser les quelques mots appris tant que c'est encore frais dans sa tête.


Classe inversée en anglais | Tout ce que vous devez savoir

Vous avez envie de voir vos élèves en anglais s’investir en cours et que l’apprentissage de cette seconde langue leur soit profitable ? Le concept de la classe inversée en anglais, mais aussi dans d’autres matières comme la classe inversée en math ou en histoire fait ses preuves depuis quelques années. A cet égard, la classe inversée a de nombreux avantages tant pour les enseignants que pour les élèves. Cette méthode d’enseignement est devenue très populaire depuis les années 2000 grâce aux nouvelles technologies et s’inscrit dans l’ère du temps. Elle révolutionne le sens de l’enseignement puisque l’enseignant devient un facilitateur, tandis que les élèves deviennent actifs en cours. Nous avons adopté la classe inversée chez Linguish, car chez les enfants, même les plus petits, elle est extrêmement performante. Pour comprendre comment fonctionne la classe inversée en anglais, je vous propose de faire un tour complet de la question.

Flipped Classroom : définition

Le principe même de la classe inversée ou flipped classroom en anglais est d’inverser le sens de l’apprentissage. Le cours d’anglais commence à la maison avec la partie théorique en vidéo pour comprendre la notion. En classe, c’est le moment de la collaboration avec l’analyse, les points de blocage, la confrontation des points de vue. Puis, vient le temps de l’évaluation et de la mise en pratique.

On constate donc une inversion du lieu d’apprentissage et de tempo. Dans la classe traditionnelle, on reçoit le cours magistral en classe puis on fait les exercices à la maison.

La classe inversée met donc l’éducation des enfants au centre puisqu’ils parlent en classe de ce qu’ils ont appris à la maison. Ils expriment leurs interrogations, s’entraident et surtout mettent en pratique. Quant à l’enseignant, il accompagne, aide et facilite la compréhension de la notion pendant le temps du cours. Finalement, les devoirs faits de manière classique à la maison, sont alors faits durant le class time.

L’enseignant ne récite plus son cours devant une assemblée endormie et qui manque d’attention, voire qui décroche et surtout s’ennuie. Il devient un guide en prenant le temps avec chaque élève ou groupe d’élèves. Côte à côte, il les accompagne.

Les méthodes de pédagogies alternatives comme celle de Freinet ou Maria Montessori ont mis le travail collaboratif très tôt dans leurs principes d’éducation, dont celui de l’apprentissage d’une langue étrangère. Mais c’est dans les années 2000 grâce à la vidéo, avec Salman Kahn pour aider sa cousine en mathématique ou Aaron Sams et Jon Bergman pour fournir les cours de chimie aux étudiants absents que la classe inversée se développe en tant que telle. Les vidéos capsules publiées sur YouTube touchent des milliers de personnes.

https://linguish.fr/notre-expertise/
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Organisation de la classe inversée

Une des caractéristiques principales de la flipped classroom model est la flexibilité. Chaque enseignant se l’approprie et la façonne selon ses besoins.

Il n’en reste pas moins qu’il y a un socle commun :

  • Les enseignements sont théoriques et généralement donnés sous forme de vidéos courtes, dites vidéos capsules. Ils suivent un plan de cours établi à l’avance.
  • Les élèves sont en autonomie pour apprendre les connaissances de base avant la classe. Mais ils peuvent les consulter à n’importe quel moment après le cours également.
  • Le professeur met un centre de ressources à disposition des élèves avec démonstrations et mises en pratique de la notion théorique. Chaque enseignant voit ce qui peut être profitable pour ses élèves pour leur enseigner l’anglais. Tous types de ressources peuvent être proposées.
  • Le temps de cours est un temps collectif de travail en groupe où chacun est actif dans son propre apprentissage, mais aussi celui de ses camarades. Il permet de parler des blocages et incompréhensions rencontrés. Ce temps est aussi le moment de la pratique. Ils construisent ainsi une carte mentale de la notion apprise.
  • Le contrôle des connaissances acquises est souvent réalisé avec un questionnaire ou chez les petits avec une mise en situation ludique.

Les avantages de la classe inversée en anglais

1 — Un apprentissage plus individualisé

Avec le travail de groupe, l’enseignant peut consacrer plus de temps à chaque élève et le faire progresser. Ainsi, l’évaluation continue est une formule gagnant-gagnant puisque l’élève se rend compte de son niveau d’anglais et l’enseignant connaissant le niveau réel de sa classe peut adapter ses cours et proposer des ressources supplémentaires.

2 — Une meilleure gestion du temps

Le temps de classe est consacré à 100 % à la pratique et à l’accompagnement.

3 — Un travail collaboratif et collectif

Le travail en collaboration constante avec ses camarades de classe permet d’être aidé, mais aussi d’aider. Cette méthode renforce en profondeur ses connaissances.

4 — Un moment en classe motivant

Les élèves ne restent plus passifs, mais sont bien actifs. Ils sont sollicités pour s’exprimer donc ils ne s’ennuient plus. Les échanges profitent aussi au calme, pas forcément le calme sonore, mais on constate moins de perturbations. En effet, ils sont acteurs de leurs propres apprentissages. Ils sont motivés.

5 — Un transfert de responsabilités

Avec la classe inversée en anglais, chaque élève est individuellement responsable de l’acquisition de ses connaissances. À lui de consulter les ressources disponibles pour arriver en classe préparé.

Les conditions du succès de l’apprentissage inversé

Même si chaque enseignant peut imaginer son cours et l’apprentissage inversé comme il l’entend, le succès de la méthode requiert une préparation et un engagement fort en temps et en créativité de sa part.

Au-delà de la production de vidéos, le professeur a la charge d’imaginer, de planifier et d’organiser le déroulement des temps de cours. Quelles activités, quelles mises en pratique, quels exercices, etc., à lui de trouver ce qui amènera sa classe vers une acquisition solide, mais également vers l’approfondissement et le progrès.
De la qualité du temps de classe dépend le succès de la classe inversée en anglais.

Par ailleurs, pour les élèves peu habitués à ce type d’enseignement, il y a un temps d’adaptation et d’assimilation du concept : consulter les ressources avant le temps de classe. Ils doivent donc accepter cet engagement personnel de leur part.

Comment avoir l’adhésion à la pédagogie de flipped classroom

Pour que les élèves comprennent et donc acceptent de s’investir tant avant la classe que pendant et après, il est nécessaire de leur expliquer les tenants et aboutissants ainsi que le fonctionnement.

De plus, les vidéos mises à leur disposition doivent être claires, courtes (pas plus de 5 min), ludiques et qu’elles ne décrivent qu’une seule notion à la fois.
Pour garantir leur engagement, le jeu ou questionnaire de fin incite fortement à suivre les règles de la classe inversée.

Enfin, ils sont rapidement conscients que cette méthode leur est bien plus bénéfique que l’apprentissage classique. Avec des temps de classe vivants et en collaboration avec leurs camarades, les courtes leçons à faire à la maison paraissent moins contraignantes. Le côté virtuel sous le format vidéo à visionner sur téléphone ou tablette ou application est un argument de poids. De ce point de vue, l’adaptation est rapide.

Envie de tenter la classe inversée en anglais ?

Vous avez compris tous les avantages de cette méthode. Le grand plus est qu’elle est vraiment parfaite pour apprendre l’anglais aux petits même s’ils ne savent pas encore lire ou écrire. La vidéo libère la créativité et offre des possibilités infinies pour transmettre des connaissances que ce soit par le jeu, les illustrations, les couleurs ou les sons. Alors, laissez-vous tenter par la flipped classroom pour faire apprendre l’anglais à vos enfants.

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Aider son enfant à apprendre l'anglais | 23 astuces fun

Même si les enfants ont plus de facilités pour apprendre à parler une langue étrangère, comment aider son enfant à apprendre l’anglais ?

L’anglais est la 1re langue à laquelle on pense lorsqu’il s’agit de transmettre une langue qui n’est pas notre langue maternelle. Aujourd’hui, elle est enseignée depuis le CP à petites doses dans les établissements publics. Malgré les méthodes plus ou moins ludiques utilisées à l’école, vous pouvez l’accompagner différemment et le faire réellement progresser. Améliorer son anglais ne signifie pas dégoûter votre progéniture ou lui mettre la pression. Il s’agit de savoir comment faire aimer l’anglais l’air de rien, naturellement. Heureusement, il existe de nombreuses manières d’aborder la langue de Shakespeare qui donnent envie d’en apprendre encore plus. Dans cet article, j’en partage 23. Il y en a donc forcément au moins une qui convient à votre enfant et qui l’aidera à progresser en anglais.

1 — Le dialogue

🗣       Si vous parlez anglais, au moins un peu, pensez à parler à votre enfant en anglais dès que vous en avez l’occasion. Parler ne nécessite pas de lire ni d’écrire, donc vous pouvez appliquer le dialogue avec vos tout-petits. Si votre prononciation n’est pas parfaite, ce n’est pas grave. La répétition des mots permet son assimilation naturelle. D’autres méthodes aideront à travailler l’accent.

2 — Yellow Submarine

Les Beatles ont écrit et chanté à leurs débuts de fabuleuses chansons très ludiques à chanter dès le plus jeune âge. Chantez en anglais des morceaux simples aidera votre enfant à apprendre l’anglais grâce là aussi à la répétition des mots. Par exemple, Yellow Submarine ou Hello Goodbye des Beatles peuvent être appris dès 6 ans.

3 — La baby-sitter

Vous sortez un soir et vous engagez une baby-sitter ? Pourquoi ne pas essayer de faire garder vos enfants par une baby-sitter anglo-saxonne ? Non seulement elle aidera votre enfant à apprendre l’anglais, mais elle lui donnera envie de parler l’anglais. Créer du lien offre une ouverture sur le monde en restant dans son salon. Si vous avez même l’opportunité d’engager une fille au pair anglo-saxonne, vos enfants auront alors une chance fabuleuse pour apprendre l’anglais.

4 — Les voyages

Partir dans un pays étranger pour parler anglais au quotidien est certainement le meilleur moyen d’apprendre la langue. Une immersion que ce soit en vacances en famille ou en colonies ou en séjours linguistiques, rien ne vaut passer des vacances à l’étranger.

5— Les écoles bilingues

Vous vivez à proximité d’une école bilingue ? Ou près d’une école qui propose une pédagogie alternative pour un meilleur apprentissage de l’anglais ? Elles ne sont pas toujours plus chères que les écoles publiques et elles proposent des programmes d’enseignement tournés vers l’apprentissage naturel de l’anglais. Pensez-y !

6 —

C’est au travers de ses œuvres que Giesel Seuss, appelé Dr Seuss, contribue depuis 1954 à lutter contre l’illettrisme des petits Américains. Quel rapport avec le fait d’aider son enfant à apprendre l’anglais ? Très simplement, les livres illustrés par lui-même sont des trésors de vocabulaire. Mais attention, uniquement le vocabulaire nécessaire aux enfants. Si vous voulez que votre enfant améliore son anglais, ses livres sont incontournables dès le 1er âge. Certains ont même été adaptés au cinéma comme le Grinch qui voulait gâcher Noël.

 

7 — A B C D...

Bien sûr il y a les chansons, mais pour les tout-petits vous pouvez leur apprendre l’anglais avec des comptines simples et très connues à commencer par l’alphabet.

Studios Linguish

8 — Les cours d’anglais

Chez Linguish nous mettons l’enfant au centre de notre méthode. Les cours d’anglais avec des associations ou avec des structures privées garantissent une progression rapide.

9 — Les jeux de société

Avez-vous déjà essayé de jouer à un jeu de société en anglais ? Ils sont excellents pour le développement de l’enfant dans sa langue maternelle. Alors en jouant en anglais, votre enfant progressera sans s’en rendre compte.

10 — Les greeting cards

Nos amis anglais sont très friands de cartes de vœux. À l’occasion des fêtes, elles sont incontournables. Profitez d’une occasion comme les fêtes ou un anniversaire pour écrire une carte en anglais.

11 — L’écriture d’un livre ou un BD

Même si votre enfant commence seulement à écrire, vous pouvez avec lui imaginer une histoire en anglais et la rédiger avec lui. Vous écrivez, il dessine. Les enfants adorent raconter des histoires, aider le à la raconter en anglais.

12 — L’univers qui lui plaît

Un merveilleux moyen pour aider son enfant à apprendre l’anglais est de lui apprendre tout ce qu’il doit savoir en anglais sur les univers qu’il aime. Il adore cuisiner ? Apprenez-lui le vocabulaire culinaire et faites vos recettes ensemble et en anglais.

13 — A British zone at home            

Chaque endroit de la maison est dédié à une fonction propre, la cuisine, la chambre à coucher, etc. Consacrez un coin British à la maison avec livres, musique, décoration, friandises anglo-saxonnes, etc. Cela peut être la chambre de votre enfant s’il le souhaite ou une partie de votre salon, à vous de choisir !

 

14 — Les films et dessins animés

C’est certainement la plus commune et la plus répandue des méthodes pour aider son enfant à apprendre l’anglais. Regardez la télé en VO.

15 — Les applis

Apprendre l’anglais gratuitement sur internet est très répandu. Les applications pour apprendre l’anglais pour petits et grands se multiplient, malgré la gratuité en partie de certaines, c’est le contenu payant le meilleur. Chez Linguish, nous avons créé une application qui s’intègre totalement dans notre processus d’apprentissage. Très ludique, les enfants l’adorent.

16 — Les sites internet

Je vous suggère ici plutôt de consulter des sites adaptés à chaque âge en anglais. Faites-lui lire des blogs sur des sujets qu’il aime ou demandez-lui de consulter la version anglaise de Wikipedia lors de ses recherches et interrogations.

17 — Vive les erreurs            

Pour aider son enfant à apprendre l’anglais, rien ne sert de relever toutes les erreurs. Se tromper, c’est progresser. Se tromper, c’est avoir essayé. Félicitez-le.

18 — L’exemple, c’est les autres

Pour lui donner envie et l’aider, parlez-lui d’autres enfants qui réussissent à parler anglais en utilisant les mêmes méthodes que vous. Cela l’aidera à garder la motivation.

19 — Oublier l’école

Quelques fois, apprendre l’anglais à l’école uniquement... ça ne donne pas vraiment envie. Faites-lui oublier l’école. L’anglais s’apprend tellement mieux en dehors de l’école traditionnelle !

20 — The book store

L’odeur des livres... encore eux. Mais cette fois, allez faire un tour dans une librairie anglaise. Découvrez la diversité des ouvrages, un livre sur une ville anglo-saxonne, des belles images ? Tant qu’il est écrit en anglais, c’est le principal.

21 — Une pièce de théâtre

Si votre enfant ne sait pas encore lire, vous pouvez à l’image de l’écriture du livre plus haut, inventer une pièce de théâtre en anglais avec le vocabulaire qu’il connaît. Les marionnettes sont bien entendu invitées au spectacle.

22 — Un abonnement

Vous pouvez trouver de nombreux magazines pour tous les âges. Avoir un abonnement permet d’entretenir chaque mois son anglais tout en apprenant des nouveaux mots.

23 — A pen friend

Bien que ce ne soit plus très à la mode, avoir un correspondant est absolument génial. On échange par écrit, mais aussi aujourd’hui verbalement grâce à Skype. C’est toujours excitant d’avoir des nouvelles de notre ami de l’étranger. En plus, si vous pouvez aller lui rendre visite, c’est une raison de plus pour aller en vacances dans son pays.

Comment aider son enfant à apprendre l’anglais ? Facile

Vous voyez qu’il existe de multitudes de façons pour aider son enfant à apprendre l’anglais. C’est simple, presque tout ce que vous faites de ludique peut être détourné en une occasion de parler, lire ou écrire en anglais. Quelques mots, quelques minutes par jour dans une action du quotidien suffisent pour introduire un peu d’anglais sans y paraître dans la tête de votre enfant. Dites-nous vos astuces pour aider votre enfant à progresser en anglais ?

 

 

 

 

 

 

 


Génétique et Apprentissage de l'anglais | Existe-t-il un lien ?

La génétique peut-elle expliquer les difficultés d'apprentissage d'une langue étrangère ?

Pourquoi n’arrivons-nous pas à apprendre une langue aussi facilement que les enfants ? Comprendre le lien entre apprendre l’anglais et la génétique aiderait certainement à relativiser face à notre inégalité. Non seulement apprendre l’anglais ou une autre langue constitue un travail complexe pour notre cerveau, mais la manière d’acquérir la langue détermine elle aussi notre future réussite. Pour vous aussi apprendre de longues listes de mots et de règles grammaire vous donne la nausée ? Et malgré des heures de leçons, vous êtes bloqué, incapable de converser avec une personne en anglais ? À qui la faute ? On dit souvent qu’on est trop vieux pour apprendre une langue ou que l’on n’a pas suffisamment de capacités intellectuelles. On entend aussi souvent dire qu’on n’a pas ça dans nos gènes. Alors, y a-t-il vraiment un lien entre apprendre l’anglais et la génétique ?

Comment notre cerveau intègre-t-il une langue étrangère ?

Notre cerveau est une machine complexe. Nous ne nous rendons pas vraiment compte des efforts qu’il produit pour apprendre notre propre langue. Alors, imaginez les prouesses qu’il doit déployer pour en apprendre une 2e.

Les zones de Broca et de Wernicke

Selon de nombreuses études, diverses zones du cerveau s’activent. Pour apprendre l’anglais ou une autre langue, les deux zones principales sont celles de Wernicke et celle de Broca. La première gère la compréhension. La seconde s’occupe de l’expression orale.

Dans la zone de Broca, chaque langue est rangée dans une zone spécifique. Tandis que la zone de Wernicke ne fait pas de distinction entre les langues.

Pour les enfants bilingues, la zone de Broca ne fait pas de différence non plus. C’est la raison pour laquelle ils n’ont aucune difficulté pour passer d’une langue à une autre.

Ainsi, le cerveau utilise deux zones pour traiter deux tâches différentes. Cela explique pourquoi on peut comprendre une langue sans réussir à la parler. Pour réussir à parler une langue étrangère, il n’y a pas de secret : il faut pratiquer et parler. L’immersion linguistique prend alors tout son sens. Comme un muscle, vous entraînez votre zone de Broca pour qu'elle vous facilite les échanges verbaux.

Le cerveau comprend mieux l’immersion

Les méthodes classiques pour apprendre l'anglais ont prouvé leur inefficacité. Apprendre des listes de mots et de règles grammaticales ne permet pas de s’exprimer ou de comprendre le sens des phrases. Il est encore moins possible d’échanger avec les autres. Au niveau neurologique, notre cerveau doit reconnaître qu’il s’agit de l’apprentissage d’une langue. Cela se fait avec l’activation des zones en question.

Une étude de Georges Town Médical Center et de l’université d’Illinois démontre que le cerveau ne réagit pas de la même manière en cas d’apprentissage d’une langue en immersion ou avec les méthodes traditionnelles. L’apprentissage en immersion permet au cerveau de réagir comme une langue maternelle et de se poursuivre même sans pratiquer la langue.

Cependant, nous ne sommes pas tous égaux devant l’acquisition d’une langue malgré un cerveau qui fonctionne de la même manière. Du coup, on est en droit de se demander si apprendre l’anglais et la génétique sont étroitement liés ?

La génétique explique-t-elle les difficultés dans l’apprentissage de l’anglais ?

L’impact cognitif lors de l’apprentissage de l’anglais chez les petits montre que c’est beaucoup plus simple pour eux. Plus tôt un enfant apprend l’anglais, plus il sera très proche du bilinguisme. S’il est né dans un environnement familial bilingue, alors son cerveau ne fera pas de différence entre les deux langues. Et ceci est valable pour tous les enfants sans distinction.

On pourrait donc croire qu’apprendre l’anglais et la génétique n’ont aucun rapport.

Sauf qu’arrivés à l’âge adulte, nous ne sommes pas égaux. Certains ont plus de difficultés que d’autres à assimiler l’anglais.

Le gène COMT conditionne la réussite de l’acquisition d’une langue

Une étude sérieuse de l’université de Washington aux États-Unis tend à démontrer que le gêne COMT (Catechol-O-methyltransferase) serait responsable de notre inégalité. Il serait la cause de la modification de la matière blanche lors du processus d’apprentissage.

L’étude est menée sur un échantillon de 79 personnes chinoises. Les chercheurs ont surveillé et étudié l’activité cérébrale afin de comprendre les connexions entre les différentes zones du cerveau. L’évolution de la matière blanche lors des tests les a poussés à explorer la piste génétique. Il s'est avéré que le gène COMT aurait un impact direct sur l'acquisition de la langue.

Deux des variantes du gène COMT seraient à l'origine de la réussite dans 46 % des cas.

La controverse soulevée par les chercheurs français

Les chercheurs du CNRS confirment bien la relation entre le cerveau et les facteurs génétiques pour apprendre une langue. Pour autant, ils mettent sérieusement en doute la vérité absolue de cette étude. D’une part, parce qu’elle ne porte que sur un très petit échantillon de personnes. D’autre part, parce qu’elle considère que les effets des gênes sont indépendants de l’environnement dans lequel l’individu évolue et grandit. Or, ces deux paramètres sont intimement liés.

Je vous le disais plus haut. Si nous naissons tous égaux avec une capacité de développement cérébral identique, nous ne grandissons pas tous dans les mêmes contextes familiaux, culturels et environnementaux. À mesure de notre évolution, notre structure cérébrale se modifie et nos gènes évoluent.

OK, alors apprendre l’anglais et la génétique sont peut-être liés. Mais en fait, il s’agit plutôt de savoir à quel niveau cela intervient et comment. Chose que cette étude voulait prouver, mais qui paraît encore imparfaite et sans réponses irréfutables.

Quoi qu’il en soit, malgré notre inégalité, apprendre l’anglais est bénéfique pour notre cerveau.

Les effets positifs de l’anglais 2e langue sur notre cerveau

  1. Le cerveau se muscle et se développe
  2. Les sons sont plus facilement reconnus
  3. Le passage d’une langue à une autre est plus simple et rapide
  4. Une meilleure intuition se développe naturellement
  5. Se tromper n’est pas grave, c’est un signe de progrès
  6. L'imagination et le cerveau font peuvent d'une plus grande créativité
  7. Une meilleure compréhension des autres cultures est une résultante directe
  8. Le cerveau vieillit beaucoup moins vite

La génétique influencerait l'apprentissage d'une langue : vous y croyez ?

Vous avez compris que même si notre cerveau est l’outil de l’apprentissage d’une langue, il n’est pas encore prouvé comment la génétique intervient dans le processus d’acquisition. Quand nous voyons les difficultés d’apprentissage d’une personne à une autre, on se dit que tout cela a forcément un lien. Malgré tout sans aller jusqu’à l’étude scientifique, nous pouvons constater que les adultes immergés dans une langue qui n’est pas la leur arrivent à la comprendre et à la parler à force de pratique. On pourrait facilement en conclure que seule notre volonté prime et que les gènes n’ont rien à voir dans notre capacité à intégrer une nouvelle langue. Et vous, pensez-vous que vos gènes sont la source de votre réussite ?

 

 

Linguish: Ecole de langues et centre de formation
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Quelles sont les traditions de Noël anglaises ?

🎄 À l’heure de cet article, nous sommes entrés dans la période de Noël voici quelques semaines. Il me semblait donc plutôt naturel de vous parler des traditions de Noël anglaises en particulier. Apprendre une langue dès le plus jeune âge va de pair avec la découverte de la culture des pays qui la pratiquent. Nous empruntons quelques traditions à nos voisins, mais certaines origines des traditions de Noël anglaise sont méconnues et méritent d’être transmises à vos enfants. Origines, traditions, repas et célébration des fêtes, voyons tout de suite ce que font nos amis anglo-saxons.

Origine de Noël en Angleterre et traditions anglo-saxonnes

Si vous ne le saviez pas, en anglais Noël se dit Christmas. Littéralement Christ pour le Christ, et Mas pour la messe. Donc, Christmas signifie la messe du Christ. Comme les Allemands, ils évoquent la messe de la nuit de Noël.

En Angleterre, Noël est une fête très suivie et célébrée puisque contrairement à de nombreux autres pays, ils n’ont pas de fête nationale. Ainsi, les traditions de Noël anglaises sont l’occasion d’une jolie fête pour toute la population. Les maisons sont décorées aux couleurs de la saison, vertes et rouges à l’extérieur, et le sapin vient orner les séjours des foyers. La coutume veut que les décorations soient installées début décembre pour être retirées le 6 janvier, le jour des Rois. Au-delà, cela porterait malheur.

Les cartes de vœux

Afin de préparer au mieux cette fête, les Anglais commencent à envoyer dès début décembre des cartes de vœux à leurs familles et amis. Elles sont exposées sur la cheminée ou aux murs jusqu’au 6 janvier en même temps que les décorations. Les Anglais sont les plus gros consommateurs de cartes au monde avec en moyenne 31 cartes envoyées par personne (étude de 2011 de l’Association des fabricants des cartes de vœux). On peut dire que c’est une tradition de Noël suivie et très chère au cœur des Anglais. Les greeting cards ont encore de jolis jours devant elles, surtout qu’aujourd’hui, lorsque vous en achetez vous faites un geste pour une bonne cause. La plupart sont vendues par une œuvre caritative.

Les chaussettes de Noël

Avec l’esprit de Noël anglo-saxon, vous avez également les chaussettes aussi appelées Christmas stockings. Accrochées sur le manteau de la cheminée, chaque membre de la famille découvre le jour de Noël des friandises et des petits cadeaux à l’intérieur.

Les chants de Noël en anglais

Enfin, dans les grandes traditions de Noël anglaises, nous retrouvons les chants de Noël appelés Christmas Carols. Cette fête de fin d’année est propice aux chants. À partir du 21 décembre, les enfants se déplacent en groupe pour chanter dans les rues commerçantes afin de glaner quelques pièces. L’origine du nom vient de l’ancien français "carole" qui signifie danser en rond. Puis, au moyen âge avec l’apparition de l’écriture, des chants accompagnent les danses avec refrains et couplets. L’avancée de la religion a imposé un temps d’arrêt de plusieurs siècles à cette tradition qui a repris au 19e siècle. De cette période sont nés les chants comme Silent Night. Depuis, d'autres chants traditionnels sont entonnés comme Jingle Bells, We wish you a Merry Christmas ou Rudolph the red nose reindeer. Ils sont parfaits pour donner envie à vos enfants d'apprendre l'anglais.

Let's go carolling ! by Linguish

Comment se passe la fête de Noël en Angleterre ?

Contrairement à nos traditions françaises, le réveillon ne se fête pas particulièrement en Angleterre. Le 24 décembre, après le travail, les gens se retrouvent au pub pour trinquer, manger et chanter Noël. Les enfants regardent des films. Il n’y a donc pas de repas de réveillon en particulier.

Cependant, ils laissent au Père Noël des offrandes devant les chaussettes ou au pied du sapin. Selon les traditions de Noël anglaises, les friandises diffèrent.

🇨🇦 Au Canada, ils mangent des cookies avec un verre de lait.

🏴󠁧󠁢󠁳󠁣󠁴󠁿 En Écosse, un petit verre de cherry et des mince pies (souvent retrouvées le lendemain sur toutes les tables anglaises).

🇮🇪 En Irlande, du whisky ou de la Guinness avec des biscuits. Il y a aussi une friandise pour le renne appelé  reindeer food, composée de flocons d’avoine, de sucre et de vermicelles de sucre colorés.

🇦🇺 En Australie, c’est aussi le renne qui est à l’honneur avec une carotte et du lait.

Le jour de Noël, le 25 décembre, est donc le jour des célébrations. S’ils suivent les traditions, les Anglais vont à la messe de Noël après le petit déjeuner et ils ouvrent leurs cadeaux. Les cadeaux sont trouvés au pied du sapin ou dans les chaussettes accrochées à la cheminée, sauf au Canada, où les cadeaux sont déposés au pied du lit. Le repas de fête commence alors vers 13 ou 14 heures.

De nos jours, les cadeaux sont ouverts le 25, mais à l’origine, ils devaient être ouverts le 26, jour du Boxing Day (le jour des boîtes) qui lui est férié. Maintenant, le Boxing Day est toujours férié, mais il lance le début des soldes d’hiver, parfait pour dépenser les étrennes reçues la veille. Malgré tout, le 26 est souvent passé en famille avec une sortie dans la nature.

Repas de Noël en Angleterre

Comme dans tous les pays qui célèbrent cette date, le repas fait partie des traditions de Noël anglaises. C’est le moment de se retrouver et de partager des mets traditionnels. L’Angleterre n’échappe pas à la coutume.

La grosse dinde fourrée aux marrons est encore le plat principal dans bien des chaumières anglaises. Pour l'accompagner, il y a des légumes comme le panais, les carottes ou les choux de Bruxelles, mais aussi les grosses pommes de terre coupées en deux, cuites au four.

Les autres incontournables de la table des fêtes anglaises sont les pigs et blankets, ces petites saucisses enrobées d’une tranche du lard fine et les crackers. Ces derniers sont traditionnellement ouverts au début du repas. On y découvre des friandises, mais aussi des petits coloriages et autres couronnes en papier colorées à porter à table !

Avant le dessert, les foyers anglais font une pause en regardant le discours annuel de la Reine à la télévision.

Le dessert est le très célèbre pudding de Noël. Saviez-vous qu’il se prépare début décembre ? Plus précisément le 5e dimanche avant Noël. C’est le temps nécessaire pour que les fruits secs qui composent le gâteau s'imprègnent bien du mélange sucre et alcool.

Le pudding est recouvert d’un glaçage épais et blanc puis au moment de servir, les Anglais versent un coulis chaud alcoolisé dessus.

Vous l’avez compris, le pudding est essentiellement composé de fruits secs, mais pas que... La tradition veut que 6 objets y soient cachés :

  • 2 bagues pour apporter l’amour
  • une pièce de 6 pence pour la prospérité
  • un bouton de culotte pour les vieux garçons
  • un dé à coudre pour les vieilles filles
  • un petit cochon en plastique pour désigner le gros mangeur de la journée 🐷

Ce qu’on peut dire des traditions de Noël anglaises

Les Anglais sont clairement attachés à cette fête particulière. Décorations de Noël, plats traditionnels, chants et cadeaux, la magie de Noël chez les Anglais continuera encore longtemps. Transmettre ces traditions aux enfants qui apprennent l’anglais fait partie intégrante du processus d’acquisition de la langue. Faites-vous plaisir ! Dites-nous en commentaires, si vous avez essayé certains mets ou si vous avez appris certains chants à vos enfants. Toute l'équipe de Linguish wish you a Merry Christmas !


Entretenir son anglais facilement | 19 trucs et astuces

Entretenir son anglais facilement | 19 trucs et astuces

Vous avez un niveau d’anglais intermédiaire et vous avez envie de le garder voire de l’améliorer ? Entretenir son anglais est indispensable pour ne pas perdre le niveau acquis. Seulement voilà, cela demande quelques efforts. On dit souvent que si l’on n’entretient pas notre anglais, on oublie, on perd confiance et on évite toute interaction avec la langue de Shakespeare. Pour maintenir votre engouement, il est nécessaire de continuer à pratiquer l’anglais à l’oral comme à l’écrit. Cela peut être ludique et facilement s’adapter dans un emploi du temps quelquefois compliqué. Aujourd’hui, la technologie nous permet d’accéder plus facilement aux outils qui peuvent nous permettre d’entretenir son anglais. Néanmoins, il y a aussi des trucs et astuces simples et originaux qui permettent d’être immergé dans le monde anglo-saxon.

Entretenir son anglais à l’oral

Rien de mieux que de parler 3 ou 4 heures par semaine au minimum pour maintenir et améliorer le niveau d’anglais.

  1. Parlez en anglais dès que c’est possible. À l’école, à la maison, au bureau, de nombreuses occasions permettent d’échanger en anglais. Ne vous en privez pas.
  2. Côtoyez des anglophones. Un collègue, un ami, un club, une association d’échanges internationaux vous donnent l’opportunité de pratiquer votre anglais. 
  3. Téléchargez une application pour améliorer l’accent et développer le vocabulaire.
  4. Révisez votre anglais avec votre enfant ou votre ado à la maison. Profitez des leçons de l’école pour entretenir les notions de base.
  5. Partez avec un PVT. L’immersion linguistique dans un pays anglo-saxon est certainement la manière ultime pour faire plus qu’entretenir son anglais. C’est le passeport pour être bilingue.

Réviser son anglais à l’écrit

L’écriture est une méthode parfaite pour permettre au cerveau de retenir. Si en plus vous avez une mémoire photographique, l’anglais par écrit vous sera très bénéfique.

  1. Gardez un logbook à portée de mains. Le logbook est littéralement le journal de bord. Utilisez-le pour noter un nouveau mot, une nouvelle expression. Il permet d’intégrer autant la phonétique que l’orthographe.
  2. Tenez un journal intime. « To journal » est devenu une des activités très en vogue ces dernières années. Prenez un cahier ou un bullet journal, et chaque jour écrivez 5 ou 6 phrases en anglais qui décrivent la journée que vous avez vécue.
  3. Utilisez des applications de traduction sérieuses comme Word Reference pour intégrer les variantes et les diverses significations possibles de mots.

Lire, écouter, regarder en anglais

  1. Regardez les films, les séries et les dessins animés en anglais. Extrêmement populaire, c’est certainement un des meilleurs moyens pour apprendre, entretenir son anglais. Vous vous familiarisez aussi avec les sons et accents de la langue anglaise. Selon votre niveau, activez ou non les sous-titres français ou anglais.
  2. Choisissez des séances de cinéma en VOST. Dans le même esprit que le point précédent, trouvez les salles qui diffusent le film que vous souhaitez voir en VO. Les vraies voix des acteurs sont tellement plus agréables !
  3. Apprenez les paroles des chansons. Vous aimez certainement des artistes anglo-saxons. Que préférez-vous ? Chanter en chewing-gum ou trouver les paroles sur internet et chanter pour de vrai ? Chanter comme un pro je parie ! Non seulement vous y apprenez des nouveaux mots, mais vous comprenez enfin le sens des morceaux que vous fredonnez.
  4. Lisez les livres d’auteurs étrangers en anglais. Dans le même esprit que les chansons, lire les vrais mots, les comprendre donne vraiment une autre dimension à l’histoire. Par expérience, lire un livre d’un auteur anglophone en français puis le lire en anglais change tout. Vous vous rendez compte que la traduction, bien que bonne est souvent adaptée. L’histoire manque donc parfois de saveur avec la version traduite.
  5. Consultez les sites d’informations étrangers. Le New York Post, USA Today, The Guardian. Une façon de garder un pied dans l’actualité internationale. Également, regarder CNN ou SkyNews est parfait pour habituer votre oreille aux accents et au débit de la parole.
  6. Écoutez les podcasts et TED sur smartphone ou tablette avec des écouteurs ou au casque. S’isoler dans un environnement sonore fermé permet de bien entendre les syllabes et les intonations.

Jouer pour améliorer son anglais

  1. Vérifiez votre progrès. Avec des exercices, des tests en ligne vous pouvez contrôler votre niveau. Avez-vous réussi à entretenir votre anglais ? Ou êtes-vous en perte de vitesse ? De nombreuses applis gratuites proposent aussi des exercices d’entretien et de test de niveau.
  2. Switchez votre smartphone et votre ordinateur en langue anglaise. Vous pouvez rester immergé dans la langue au quotidien par des petits rappels d’expressions très utilisées surtout dans le monde professionnel.
  3. Suivez les influenceurs anglo-saxons sur les réseaux sociaux. Vous vous tenez informé des dernières tendances en lisant les posts des « stars », des youtubeurs, des influenceurs en anglais. Vous découvrez souvent des expressions qui sortent souvent des conventions grammaticales classiques, mais qui sont pourtant très utilisées au quotidien.
  4. Lisez les blogs en anglais. Vous avez des passions ? Suivez des blogueurs dont le blog est en anglais et lisez leurs articles. Cela présente un avantage énorme, celui de vous transmettre le vocabulaire sur une thématique. Vous aimez la cuisine ? Apprenez les termes et le champ lexical qui concerne l’art culinaire au fil des articles publiés.
  5. Jouez aux jeux vidéos. Ils font désormais partie de la vie de nombreux foyers. Même s’ils sont parfois controversés, vous pouvez choisir le langue pour certains et pour d’autres, les personnages s’expriment en anglais par défaut. Donc, tout au long du jeu vous entendez et retenez de nombreuses phrases qui reviennent dans le scénario. Après avoir lu quelques fois les sous-titres, vous finissez par retenir et savoir ce que les personnages disent.

À vous maintenant !

 

Entretenir son anglais demande du travail, mais vous venez de voir que de nombreuses astuces existent pour réviser sans en avoir l’air. Finalement, vous trouverez de nombreuses méthodes pour profiter de vos acquis et ne pas les perdre. Il y en a pour tous les goûts et toutes les affinités. Cependant, apprendre une langue et améliorer son niveau nécessitent une condition sinéquanone : l’envie. L’anglais a cet avantage d’être utile dans presque toutes les circonstances de la vie scolaire ou professionnelle. À titre privé, lors de vos voyages à l’étranger, parler l’anglais vous ouvrira toutes les portes même si ce n’est pas la langue maternelle du pays visité. Cela vaut donc bien la peine d’entretenir son anglais. Et vous, quelles sont vos astuces pour progresser ou maintenir votre niveau d’anglais ?